Un grand remède réside dans le corps humain
Lorsque notre corps et notre esprit sont assaillis par toutes sortes de détresses et de maladies, sachons que le Bouddha Amitabha a depuis longtemps préparé pour nous un remède parfait — la médecine Agada. Il suffit de réciter avec sincé...
Lorsque notre corps et notre esprit sont assaillis par toutes sortes de détresses et de maladies, sachons que le Bouddha Amitabha a depuis longtemps préparé pour nous un remède parfait — la médecine Agada. Il suffit de réciter avec sincérité ; sans dépenser un sou, notre corps et notre esprit retrouveront la santé, et nous n'aurons plus besoin de nous précipiter à l'hôpital jour après jour. Comme le dit le Huangdi Neijing, au sein du corps humain se trouve une grande médecine.
La grande médecine qui sommeille en nous est éveillée et tirée au jour grâce à la médecine Agada d'Amitabha, perfectionnée au stade de la fruition de sa réalisation. Une fois activée, toute maladie et toute affliction démoniaque se tiendront à distance de nous. L'émergence de cette médecine Agada est quelque chose de totalement absolu, parfaitement harmonisé et inconcevable. Que signifie « absolu » ici ? Cela veut dire couper court à toute distinction relative.
Nous, êtres sensibles ordinaires, résidons tous dans un monde de distinctions relatives — ce qu'on appelle le sujet et l'objet, celui qui connaît et ce qui est connu, le vrai et le faux, le bien et le mal, le long et le court, le beau et le laid. Tous ces dualismes sont projetés par l'esprit discriminateur des êtres ordinaires, issus d'une conceptualisation illusoire. Être « absolu », donc, c'est transcender ces dualités et entrer dans la non-dualité de la vérité ultime.
Et c'est précisément ce que représente le grand nom en six caractères — une méthode conçue par le Bouddha Amitabha à partir de sa réalisation de la vérité ultime, de son cœur compatissant et des moyens habiles pour sauver les êtres sensibles.
« Si j'atteins l'Éveil suprême et parfait, fit-il vœu au stade causal, j'établirai un nom — Namo Amitabha Bouddha — pour délivrer les êtres sensibles. Si les êtres illimités et sans bornes des dix directions peuvent entendre et croire en ce nom, et réciter avec foi et vœux, tous parviendront à ma terre pure. »
Plus tôt, nous avons parlé de la guérison de la maladie. Une fois parvenu à la Terre de l'Ouest de la Béatitude Suprême, on est à jamais libéré de la maladie — non seulement il n'y a aucune maladie réelle, mais même le mot « maladie » ne peut y être entendu. Là-bas, le corps n'est plus de chair et de sang, mais un corps vajra Narayana — indestructible et adamantin. Il ne vieillit jamais, ne meurt jamais. Qu'est-ce que tout cela ? Ce sont précisément les fonctions qui émanent de la vérité ultime.
Au sein d'un monde de distinctions relatives, tout est limité, impermanent, souffrant et vide — sans cesse pesant et nous affligeant. Tout enseignement bouddhique pointe en définitive vers la non-dualité, l'absolu, la vérité ultime et le Nirvana. De ce Nirvana surgissent naturellement la permanence, la béatitude, le soi et la pureté. Ces vertus seules offrent le fondement le plus fiable pour nos existences d'êtres sensibles — la base sur laquelle nos cœurs peuvent enfin reposer. C'est ce que l'on entend par « Béatitude Suprême ».
Notre monde présent est imprégné de souffrance ; même ce que nous appelons le bonheur est, en essence, une forme de souffrance. La Béatitude Suprême, en revanche, transcende la dualité du plaisir et de la douleur. C'est la joie absolue qui se trouve au-delà de toutes ces distinctions — la joie véritable, nommée pour cette raison Béatitude Suprême.
Ce n'est qu'en entrant dans la vérité ultime que nous pouvons faire naître un état d'harmonie parfaite, un monde du Dharma où tous les phénomènes s'interpénètrent sans obstacle.