Réciter ce nom sacré a la portée la plus vaste, est le plus facile à prendre en main et constitue la pratique la plus directe.
Tous les soutras mahāyāna de la Terre Pure exposent la grande diversité des pratiques menant à la renaissance dans la Terre Pure, dont les formes varient considérablement. La rétention du nom du Bouddha est l’une d’elles.
Tous les soutras mahāyāna de la Terre Pure exposent la grande diversité des pratiques menant à la renaissance dans la Terre Pure, dont les formes varient considérablement. La rétention du nom du Bouddha est l’une d’elles.
On peut pratiquer la récitation contemplative du nom du Bouddha : visualiser les trente-deux signes majeurs et les quatre-vingt caractéristiques mineures du Bouddha Amitābha, tout en contemplant la pureté parfaite et l’ornementation de l’environnement et des êtres de la Terre Pure de l’Ouest de la Félicité Suprême. On peut également pratiquer les cinq pratiques de la Terre Pure, ou encore les Dix Grands Vœux du bodhisattva Samantabhadra, les Six Souvenirs — à savoir la recollection du Bouddha, du Dharma, du Sangha, des préceptes, de la générosité et des dévas — ainsi que les Trois Actes purs. Une fois ces pratiques de la Terre Pure cultivées et maîtrisées individuellement, et le mérite qui en résulte dédié à la renaissance dans la Terre Pure de l’Ouest de la Félicité Suprême, elles permettent d’y renaître. Ainsi, le chemin vers la renaissance dans la Terre Pure est une porte universelle, qui ne se limite pas à une seule méthode : toutes ces autres pratiques y mènent également.
Mais parmi toutes les méthodes menant à la renaissance dans la Terre Pure, seule la pratique de la rétention du nom — c’est-à-dire la récitation et la rétention du nom du Bouddha Amitābha — possède la portée la plus vaste. Elle ne se limite pas aux capacités des êtres des neuf royaumes du samsāra, ni à celles des seuls êtres de ce monde de Sahā. C’est un chemin accessible à tous les êtres des champs de bouddha infinis et sans limites des dix directions, jusqu’aux plus infimes créatures qui volent, se tortillent ou rampent. C’est ce que l’on entend quand on dit qu’elle « possède la portée la plus vaste et est la plus facile à mettre en pratique ». La récitation de ce nom est de toutes la pratique la plus directe.
Cette méthode de récitation du nom du Bouddha, la plus directe de toutes, n’a pas vu le jour sans effort : sa conception s’est étendue sur une période immensément longue, le bodhisattva Dharmākara l’ayant méditée en profondeur pendant cinq grands kalpas. Plus une méthode est simple, plus elle porte en elle une sagesse et une compassion infinies. Elle se définit par cette caractéristique unique : « posséder la portée la plus vaste et être la plus facile à adopter ».
Par compassion sans limite, le Bouddha Shākyamuni a pris en compte les capacités des êtres sensibles et a enseigné en fonction de celles-ci. Lorsque les êtres sensibles ont pleinement mûri leurs racines de vertu, leur mérite et leurs conditions karmiques, et qu’ils sont capables de recevoir et de préserver cet enseignement par la foi, il l’expose de lui-même, sans qu’on le lui demande. Tous les soutras de la Terre Pure appartiennent à la catégorie des enseignements donnés sans demande préalable. Comme les êtres sensibles ne peuvent pas concevoir un chemin aussi sublime par eux-mêmes, ils ne sont pas en mesure de poser de questions à son sujet : c’est pourquoi le Bouddha l’enseigne de sa propre initiative. C’est notamment à Shariputra, qui possédait la sagesse suprême, qu’il a présenté cet enseignement : seul un être doté d’une sagesse suprême peut croire en cet enseignement et le recevoir.
Les trois phrases qui suivent sont donc d’une importance capitale, et l’on a raison de les décrire comme « le moyen habile suprême parmi tous les moyens habiles, le sens définitif ultime parmi tous les sens définitifs, et l’enseignement parfait et subit suprême parmi tous les enseignements parfaits et subits ».