Professeur Lin Chong'an : *Points essentiels du Samatha et du Vipassanā dans le Yogācārabhūmi-Śāstra, Śrāvakabhūmi* Partie 4 : Les sept types d'engagement mental et les seize aspects des Quatre Nobles Vérités
(4) Les sept types d'engagement mental et les seize aspects des Quatre Nobles Vérités
(4) Les sept types d'engagement mental et les seize aspects des Quatre Nobles Vérités
◎ Pour mettre fin à la souffrance, il convient de contempler et de cultiver les Quatre Nobles Vérités.
◎ Cette pratique implique sept types d'engagement mental et seize aspects.
〔Contempler et cultiver les Quatre Nobles Vérités〕
◎ Ceux qui aspirent à s'engager sur la voie supramondaine devraient reposer leur attention sur les Quatre Nobles Vérités et faire naître, pas à pas, les sept types d'engagement mental : d'abord, 1. Comprendre les Caractéristiques (了相作意), 2. Conviction Ferme (胜解作意), 3. Distanciation (远离作意), 4. Engagement d'Observation (观察作意), 5. Engagement Joyeux (摄乐作意), 6. Engagement d'Achèvement de la Pratique (加行究竟作意), et enfin, 7. Engagement comme Fruit de la Pratique Accomplie (加行究竟果作意) — jusqu'à ce que le fruit d'arhat soit atteint.
【1. Comprendre les Caractéristiques】
◎ Un pratiquant du yoga qui a étudié en profondeur les résumés concis et les exposés détaillés des enseignements sublimes sur les Quatre Nobles Vérités, qui les a reçus et retenus, et qui a déjà bien cultivé ces engagements mentaux ou atteint les quatre dhyāna et les absorptions sans forme, examine la vérité de la souffrance sous quatre modes : impermanence, souffrance, vacuité et non-soi. Il examine la vérité de l'origine sous quatre modes : cause, accumulation, production et condition. Il examine la vérité de la cessation sous quatre modes : cessation, paix, excellence et libération. Et il examine la vérité de la voie sous quatre modes : voie, authenticité, pratique et sortie. Voilà ce que signifie « Comprendre les Caractéristiques ».
〔Quatre aspects de la vérité de la souffrance〕
◎ En observant la vérité de la souffrance sous dix modes, on peut en pénétrer les quatre aspects. Quels sont ces dix ? 1. Mode de changement ; 2. Mode de destruction ; 3. Mode de séparation ; 4. Mode de nature propre ; 5. Mode de convergence ; 6. Mode d'asservissement ; 7. Mode de répulsivité ; 8. Mode d'insécurité ; 9. Mode de non-obtention ; 10. Mode de non-assujettissement.
◎ Ainsi, le pratiquant rassemble ces dix modes en quatre aspects, et à travers ces quatre aspects, parvient à connaître les caractéristiques de la vérité de la souffrance.
○ L'aspect d'impermanence rassemble cinq modes : 1. mode de changement ; 2. mode de destruction ; 3. mode de séparation ; 4. mode de nature propre ; 5. mode de convergence.
○ L'aspect de souffrance rassemble trois modes : 1. mode d'asservissement ; 2. mode de répulsivité ; 3. mode d'insécurité.
○ L'aspect de vacuité rassemble un mode : le mode de non-obtention.
○ L'aspect de non-soi rassemble un mode : le mode de non-assujettissement.
〔Quatre aspects de la vérité de l'origine〕
◎ Ayant clairement réalisé les caractéristiques de la vérité de la souffrance à travers les quatre modes, le pratiquant examine ensuite la vérité de la souffrance elle-même : Qu'est-ce qui la cause ? Qu'est-ce qui l'accumule ? Qu'est-ce qui la fait naître ? Qu'est-ce qui la conditionne ? En tranchant celles-ci, la souffrance aussi est tranchée. Ainsi, on se sert des quatre aspects de la vérité de l'origine pour connaître les caractéristiques de la vérité de l'origine.
○ Sachant que le « désir » attire la souffrance, on l'appelle la cause.
○ Ayant attiré la souffrance, il la rassemble et la fait advenir ; on l'appelle l'accumulation.
○ Ayant donné naissance à la souffrance, il la met en mouvement ; on l'appelle la production.
○ Et parce qu'il peut recueillir les graines de la souffrance future et les faire surgir successivement, on l'appelle la condition.
〔Quatre aspects de la vérité de la cessation〕
○ Ayant clairement réalisé les caractéristiques de la vérité de l'origine, on réalise en outre : cette vérité de l'origine, totalement éteinte sans reste, est appelée cessation.
○ Toute vérité de la souffrance, totalement apaisée sans reste, est appelée paix.
○ Cette cessation et cette paix mêmes, étant premières, suprêmes et inégalées, sont appelées excellence.
○ Étant éternelles et à jamais libérées, elles sont appelées libération.
〔Quatre aspects de la vérité de la voie〕
○ Après avoir clairement réalisé les caractéristiques de la vérité de cessation, on réalise en outre la voie véritablement curative : parce qu'elle peut chercher le sens de ce qui est à connaître, peut véritablement rechercher ce sens, peut parcourir les quatre portes (c'est-à-dire les distinctions des quatre nobles vérités), et peut mener sans erreur vers le nirvāṇa, on l'appelle voie, authenticité, pratique et sortie.
◎ Tel est le « Comprendre les Marques » — la réalisation directe et intérieure des Quatre Nobles Vérités. Ayant ainsi vu les agrégats en soi, les ayant examinés correctement selon les principes des quatre vérités, le pratiquant utilise ensuite le raisonnement analogique pour examiner les agrégats d'autres royaumes distincts qui ne sont pas directement présents.
◎ Sachez aussi que ce « Comprendre les Marques » est encore mêlé à l'écoute des enseignements et à l'analyse réflexive.
【2. Conviction Établie】
◎ Lorsque le pratiquant a examiné les quatre vérités maintes fois de la sorte, il atteint une compréhension décisive et confirmée des principes éprouvés des quatre vérités à travers les seize aspects. Dépassant l'engagement mental mêlant écoute et réflexion, il développe désormais une conviction inébranlable et pleinement établie quant à l'étendue et à la véritable nature de toutes les réalités relevant des vérités — c'est la « Conviction Établie ». Cet engagement prend uniquement les vérités pour objet et demeure constamment en samādhi.
【A. L'Étendue de Toutes les Réalités Relevant des Vérités】
◎ Sur les vérités de la souffrance et de l'origine
En cultivant, en pratiquant et en se familiarisant continuellement avec cela, on acquiert une sagesse sans bornes dans le domaine des vérités de la souffrance et de l'origine. Par cette sagesse, on comprend l'impermanence et l'on développe une conviction établie sans bornes dans l'impermanence. De même, comprenant la souffrance, on développe des convictions établies sans bornes dans la souffrance, dans la vacuité et le non-soi, dans les actes malsains, dans la renaissance au sein des royaumes inférieurs, dans la montée et le déclin, ainsi que dans l'immense souffrance du vieillissement, de la maladie, de la mort, du chagrin, de la lamentation, de l'affliction et de toute détresse.
Ici, « sans bornes » signifie la rotation sans fin de la roue des naissances et des morts.
◎ Sur la vérité de cessation
- Cessation : Tous ces dharmas sont sans bornes et sans fin. Tant que naissance et mort se poursuivent sans interruption, ces dharmas sont toujours présents. Ce n’est que lorsque naissance et mort sont intégralement éteintes, sans reste, qu’advient la véritable cessation ; il n’existe aucun autre moyen de l’atteindre.
- Paix : Au sein de toutes ces formes d’existence et de ces domaines de naissance et de mort, l’on établit une conviction stable par la pratique du non-attachement, de la non-dépendance et du profond détournement. On s’efforce avec diligence de la cultiver.
- Excellence : En outre, éprouvant une profonde aversion et une vive crainte à l’égard des aspirations supérieures à l’existence mondaine et aux renaissances, l’on fait naître un unique et profond désir du nirvana. Pourtant, depuis longtemps, l’esprit s’est délecté des formes, des sons, des odeurs, des saveurs et des objets tangibles du monde ; ces derniers se sont enracinés et accumulés en lui. Aussi, même si l’on nourrit un profond désir du nirvana, on ne peut y pénétrer, ni en obtenir une certitude pure, ni y demeurer, ni y ancrer une conviction stable : l’esprit se détourne. N’ayant pas encore développé de profonde révérence pour le domaine de paix, et encore habité par le doute, l’esprit éprouve à maintes reprises aversion et effroi.
- Libération : Même si l’on se détourne à maintes reprises, avec aversion et effroi, des vérités de la souffrance et de l’origine, et que l’on fait naître à maintes reprises un profond désir du nirvana, on ne parvient pas à y pénétrer en profondeur. Pourquoi ? Parce que la présomption grossière du moi, qui fait obstacle à la réalisation directe, s’immisce encore de temps à autre dans l’engagement mental. On pense : « J’ai longtemps erré dans la naissance et la mort ; j’errerai à nouveau dans la naissance et la mort ; je serai capable d’entrer dans le nirvana ; je cultive des dharmas vertueux pour le nirvana ; je vois que la souffrance est bien souffrance, que l’origine est bien origine, que la cessation est bien cessation, que le chemin est bien chemin ; je vois que la vacuité est bien vacuité, que le non-attachement est bien non-attachement, que l’absence de marques est bien absence de marques ; tous ces dharmas m’appartiennent. » À cause de cela, même si l’on nourrit un profond désir du nirvana, l’esprit ne peut y pénétrer.
◎ La vérité du chemin
- Chemin : Dès que l’on perçoit que cette présomption du moi est un obstacle, on peut la couper net par la sagesse.
- Authenticité : On abandonne l’engagement mental qui fonctionne de façon passive, on maîtrise tous les objets de connaissance extérieurs et l’on se tourne vers l’engagement mental juste.
- Pratique : En suivant le courant de son engagement mental, on observe les nobles vérités par un effort concentré et ininterrompu. À chaque instant où l’esprit naît et s’éteint, l’instant suivant d’attention observante surgit à son tour, formant un flot continu d’attention habile.
- Issue : Ayant ainsi employé l’esprit pour observer l’esprit, par un effort concentré qui ne faiblit jamais, on ne laisse plus surgir la présomption du moi qui s’immisce, car elle est bloquée par la réalisation directe.
【B. Réaliser la véritable nature de toutes les réalités liées aux vérités】
◎ Réaliser la vérité de la souffrance : Le praticien diligent du yoga observe le continuum mental — comment il varie d’un instant à l’autre, naissant toujours neuf, tantôt croissant, tantôt décroissant, présent un instant seulement, surgissant soudain, passant d’un instant à l’autre. Telle est la nature de l’impermanence. ○ Voir le continuum mental comme inclus dans les agrégats de l’appropriation — telle est la nature de la souffrance. ○ Voir le continuum mental comme séparé de tout autre dharma — telle est la nature de la vacuité. ○ Voir le continuum mental comme surgissant des conditions, sans autonomie propre — telle est la nature du non-soi. ◎ Réaliser la vérité de l’origine : Ensuite, on observe que ce continuum mental a le désir pour cause, pour accumulation, pour surgissement et pour condition. ◎ Réaliser la vérité de la cessation : Ensuite, on observe que la cessation de ce continuum mental revêt la nature de l’extinction permanente, de la paix permanente, de l’excellence permanente et de la libération permanente.
◎ Réalisation de la vérité du chemin : On observe ensuite que le chemin qui, en dernier lieu, neutralise le continuum de ce mental et mène à l'extinction possède la nature du véritable chemin, de la véritable authenticité, de la véritable pratique et de la véritable sortie.
◎ Ce qui n'avait pas encore été examiné avec soin l'est désormais grâce à un engagement mental habile, et par une sagesse subtile, on peut réaliser correctement les Quatre Nobles Vérités. En s'approchant de cette sagesse, en la pratiquant et en s'y familiarisant en profondeur, naît la sagesse équilibrée du sujet connaissant et de l'objet connu.
Par son apparition, on tranche l'orgueil grossier et actif du soi qui entrave l'amour et l'aspiration au nirvana. Avec une aspiration profonde au nirvana, on y entre rapidement, l'esprit ne faisant plus demi-tour, libéré de toute peur, recueillant la joie et l'allégresse d'une intention élevée.
【Émergence des Quatre Racines Salutaires】
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Chaleur : Pour un tel pratiquant, la sagesse équilibrée du sujet et de l'objet qui naît dans la patience inférieure du chemin de la vision — c'est ce qu'on appelle la chaleur.
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Sommet : La sagesse équilibrée qui naît dans la patience médiane — c'est ce qu'on appelle le sommet.
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Acceptation des Vérités : La sagesse équilibrée qui naît dans la patience supérieure — c'est ce qu'on appelle l'acceptation des vérités.
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Dharma Mondain Suprême : Ayant ainsi tranché l'orgueil grossier du soi qui fait obstacle à la réalisation directe, et ayant recueilli la joie et l'allégresse d'une intention élevée pour le nirvana, on peut délaisser les activités subséquentes d'observation mentale et demeurer dans un esprit sans artifice ni conceptualisation. À cet instant, l'esprit paraît éteint sans l'être véritablement, paraît sans objet sans l'être véritablement.
○ Ayant atteint cet esprit proche de la réalisation directe, on entrera bientôt dans l'état de pénétration de la vraie nature, libéré de l'existence cyclique. C'est l'instant ultime de l'esprit non conceptuel en ce stade paisible. De là, sans intervalle, on produit un engagement mental intérieur à l'égard des nobles vérités précédemment observées. C'est ce qu'on appelle le « dharma mondain suprême ».
◎ Jusqu'au dharma mondain suprême inclus, c'est ce qu'on appelle la Conviction Établie.
【3. Retrait】
◎ De là, sans intervalle, on produit un engagement mental intérieur à l'égard des nobles vérités précédemment observées. Puis, sans intervalle, dans l'ordre des vérités telles qu'on les a observées — qu'elles aient été directement perçues ou non — la sagesse non conceptuelle, décisive, de la perception directe surgit pour chacune tour à tour.
- Suppression des Obstructions
◎ Par son apparition, toutes les empreintes lourdes et grossières des afflictions appartenant aux trois royaumes, supprimées au chemin de la vision, ainsi que leurs bases de dépendance, sont à jamais tranchées.
- Atteinte du Fruit
◎ Si l'on n'avait pas préalablement tranché l'attachement au royaume du désir, alors désormais — étant entré dans cette réalisation directe des vérités et les lourdes empreintes étant définitivement apaisées — on atteint le fruit de l'entrée dans le courant.
◎ De la réalisation directe des nobles vérités jusqu'à la suppression complète de toutes les afflictions tranchées au chemin de la vision, c'est ce qu'on appelle le « Retrait ».
◎ Parce que la sagesse qui connaît et l'objet connu sont unis, observés ensemble sans discordance, c'est ce qu'on appelle la « réalisation directe ». Elle présente de nombreuses marques caractéristiques :
○ Par cette réalisation directe, on acquiert quatre sortes de sagesse : en investigant habilement toutes ses activités et ses manières de demeurer, on acquiert la sagesse ne connaissant que les dharmas, la sagesse de non-destruction, la sagesse de non-périssabilité et la sagesse qui sait que la production conditionnée est semblable à une illusion.
○ Même si, par des relâchements de l'attention, des afflictions intenses surgissent soudainement à la rencontre d'objets, un instant d'application mentale suffit à les dissiper.
○ On ne tombera jamais dans les royaumes inférieurs, ne transgressera jamais intentionnellement sa discipline, et ne porterait pas atteinte à la vie même parmi les animaux.
○ On ne fera jamais demi-tour ni n'abandonnera sa discipline, et ne pourra plus commettre les cinq actes à rétribution immédiate.
○ On sait avec certitude que la souffrance et le bonheur ne sont ni faits par soi, ni faits par autrui, ni faits par les deux, ni faits sans cause par l'un ni par l'autre.
○ On ne cherchera jamais de maîtres non bouddhistes, et on ne les considérera jamais comme des champs de mérite.
○ Envers les autres śramaṇas et brahmanes, on ne jettera jamais un regard vers leur bouche ou leur visage.
○ On voit le Dharma soi-même, on l'atteint, on le connaît et l'on en réalise la source. On transcende tout doute, sans être guidé par autrui. Dans l'enseignement du Maître, on est libre de toute crainte, et l'on ne confond jamais les présages mondains et les signes de bon augure avec la pureté.
○ On ne subira plus jamais une huitième renaissance.
○ On accomplit pleinement les quatre confiances inébranlables — dans le Bouddha, le Dharma, le Saṅgha et les préceptes.
【4. L'engagement en tant qu'examen ; 5. L'engagement joyeux】
◎ Par l'« engagement en tant qu'examen », sur la voie de la cultivation, on examine à maintes reprises ce qui a été tranché et ce qui subsiste, et l'on cultive la voie conformément à ce qui a été réalisé.
◎ Tout en cultivant la pratique avec diligence, on examine, en temps opportun, quelles passions ont été tranchées et lesquelles ne l'ont pas été ; en temps opportun, on ressent une profonde aversion envers ce qu'il faut éviter, et en temps opportun, un profond élan vers ce qu'il faut accueillir. C'est ce que l'on nomme « l'engagement joyeux ».
◎ Les catégories de cultivation sont au nombre de onze :
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La cultivation du śamatha : les neuf pratiques qui apaisent l'esprit, telles que décrites précédemment.
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La cultivation du vipaśyanā : également telle que décrite précédemment.
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La cultivation de la voie mondaine : voir les caractéristiques grossières des royaumes inférieurs et les caractéristiques paisibles des royaumes supérieurs, jusqu'au détachement complet qui atteint la sphère du néant.
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La cultivation de la voie supramondaine : la juste réflexion — « la souffrance est véritablement souffrance, l'origine est véritablement l'origine, la cessation est véritablement la cessation, la voie est véritablement la voie » — portée par la voie noble inconditionnée, en commençant par la vue juste, jusqu'au détachement complet qui atteint la sphère de ni perception ni non-perception.
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La cultivation de la voie de grade inférieur : celle qui tranche la catégorie la plus grossière et la plus lourde des passions.
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La cultivation de la voie de grade moyen : celle qui tranche toutes les passions de grade moyen.
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La cultivation de la voie de grade supérieur : celle qui tranche la dernière catégorie, la plus légère des passions.
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La cultivation de la voie de préparation : celle par laquelle on engendre l'effort de trancher les passions.
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La cultivation de la voie ininterrompue : celle par laquelle on tranche directement les passions.
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La cultivation de la voie de libération : celle par laquelle, à l'instant même de la coupure, on atteint la libération.
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La cultivation de la voie de progrès supérieur : celle par laquelle, après cela, on cultive des dharmas toujours plus sains, jusqu'au moment qui précède l'apparition des antidotes aux passions du royaume suivant, ou avant d'entrer dans le tout dernier stade.
【6. L'engagement en tant qu'accomplissement de la pratique】
◎ En s'approchant de cet engagement joyeux, en le pratiquant et en s'y familiarisant profondément, on acquiert la capacité de trancher totalement et à jamais toutes les passions coupées sur la voie de la cultivation, donnant naissance, au stade final de l'apprenant, à un samādhi semblable au vajra. Par son avènement, toutes les passions tranchées sur la voie de la cultivation le sont à jamais. L'engagement mental inclus dans ce samādhi semblable au vajra est appelé « l'engagement en tant qu'accomplissement de la pratique ».
Question : Pourquoi ce samādhi est-il appelé « semblable au vajra » ?
Réponse : De même que le diamant, parmi toutes les autres gemmes — saphirs, perles, cristal, conque, jade, corail et autres trésors — est le plus dur et le plus solide, capable de percer et de briser les autres gemmes, alors qu'aucune des autres ne peut le percer ni le briser, de même ce samādhi, parmi tous les samādhis de ceux qui sont encore sur la voie, est le plus élevé, le suprême et le plus solide. Il peut briser toute forme de passion, et aucune passion ne peut le subjuguer. C'est pourquoi il est appelé « semblable au vajra ».
◎ De ce samādhi semblable au vajra, sans intervalle, on détruit à jamais toutes les graines lourdes des passions. L'esprit en est totalement libéré, et l'on atteint la pureté ultime de la lignée des éveillés.
【7. L'engagement en tant que fruit de la pratique accomplie】
◎ L'engagement mental inclus dans le fruit suprême de l'état d'arhat est appelé « l'engagement en tant que fruit de la pratique accomplie ».
○ On accomplit pleinement les « six séjours constants » : ayant vu une forme de l'œil, on n'est ni réjoui ni affligé, mais on demeure dans la suprême équanimité, avec attention juste et claire connaissance. De même, ayant entendu un son de l'oreille, senti une odeur du nez, goûté une saveur de la langue, touché un objet tangible du corps, ou connu un objet mental de l'esprit, on n'est ni réjoui ni affligé, mais on demeure dans la suprême équanimité, avec attention juste et claire connaissance.
○ Même en entendant le tonnerre, la foudre, la grêle qui s'abat, ou en voyant toute sorte de visions terrifiantes, on n'est pas profondément effrayé.
○ On demeure dans le « nirvāṇa avec reste », ayant traversé l'océan de la naissance et de la mort et atteint la rive lointaine. C'est ce que l'on appelle aussi « porter la dernière existence corporelle ».
○ Les agrégats tirés du karma et des passions passés cessent naturellement, sans plus aucune saisie, aucune continuation, et l'on entre dans le parinirvāṇa, le « nirvāṇa sans reste ».
◎ En cela, il n'y a en définitive personne qui entre dans le parinirvāṇa, tout comme il n'y a personne qui erre à travers la naissance et la mort. Il n'y a que l'extinction sans fin, la quiétude, la fraîcheur et la disparition de la souffrance — et c'est le lieu le plus paisible de tous : l'abandon complet de tout appui, l'épuisement de la convoitise, l'affranchissement du désir, l'extinction permanente, le nirvāṇa.