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Professeur Lin Chong'an : Brève exploration du Dhammapada et de l'évolution de ses paraboles

Essais choisis sur les études bouddhiques

Essais choisis sur les études bouddhiques

Brève exploration du Dhammapada et de l'évolution de ses paraboles

Lin Chong'an (2004)

I. Préface

II. La formation du Dhammapada

III. Compilations après le parinirvāṇa du Bouddha

IV. L'évolution du Dhammapada dans la transmission méridionale

V. L'évolution du Dhammapada dans la transmission septentrionale

VI. L'évolution des paraboles/récits conditionnels

VII. Conclusion

I. Préface

Le Dhammapada est un recueil de versets du Bouddha qui circula à travers l'Inde durant la vie de Śākyamuni et joua un rôle majeur dans l'enseignement du public indien. Zhi Qian (env. 225 de notre ère) s'exprima ainsi : « Pour ceux qui, en Inde, commencent leur formation, ne pas étudier le Dhammapada est appelé "sauter l'ordre". C'est en effet la grande porte pour les débutants et le profond trésor pour ceux qui vont plus loin. Il peut ouvrir les yeux des ignorants, dissiper les doutes et amener les gens à se tenir debout par eux-mêmes. Bien que l'effort requis pour l'étudier soit petit, ce qu'il englobe est vaste. » Au Sri Lanka (Ceylan) encore aujourd'hui, le saṅgha ordonné doit être capable de réciter le Dhammapada avant de recevoir la pleine ordination de bhikkhu. Pour aider chacun à bien comprendre le Dharma, le Dhammapada sert de point d'entrée essentiel. Les enseignements du Bouddha durant sa vie sont classés en douze divisions des Écritures : (1) sūtra (sutta), (2) geya (répétition versifiée), (3) vyākaraṇa (explication), (4) gāthā (verset), (5) udāna (parole inspirée), (6) nidāna (récit causal), (7) avadāna (parabole), (8) itivṛttaka (événements antérieurs), (9) jātaka (récits de naissances), (10) vaipulya (enseignements étendus), (11) adbhutadharma (phénomènes merveilleux), et (12) upadeśa (discours). Le Dhammapada appartient à la catégorie des « udāna » dans cette classification. Plus de six cents ans après le parinirvāṇa du Bouddha, afin d'éclaircir le contexte et les circonstances des versets du Dhammapada, des matériaux apparentés — nidāna, avadāna, jātaka et itivṛttaka — furent rassemblés, donnant naissance au Dharmapadāvadāna septentrional, au Sūtra de la lumière manifestée (Chuyao jing 出曜經), et au Commentaire du Dhammapada méridional. En s'appuyant sur les sūtras et traités pertinents, cet essai retrace la formation du Dhammapada durant l'époque du Bouddha ainsi que l'évolution de ses paraboles et récits conditionnels après son parinirvāṇa.

II. La formation du Dhammapada

Après avoir atteint l'état de Bouddha, le Bienheureux prêcha d'abord le Dhammacakkappavattana Sutta aux cinq bhikkhus, puis convertit les soixante ascètes du Bhadravargīya et d'autres. Parvenus à l'état d'arhat, ces disciples partirent propager le Dharma à travers l'Inde. Pour faciliter cette transmission, ils commencèrent à compiler les enseignements du Bouddha. Les premiers textes transmis furent les udānas et les gāthās, en vers ; venait ensuite une autre catégorie, les sūtras en prose, parfois suivis de geyas à la fin. Le Mūlasarvāstivāda Vinaya Kṣudraka-vastu rapporte que, lorsque le chef marchand Pūrṇa de la ville de Śūrpāraka prit le large avec d'autres marchands, ceux-ci récitaient sans relâche les vers et les sūtras du Bouddha :

Ces marchands, jour et nuit, récitaient constamment les Vers des Udāna, les Vers des moines seniors, les Vers des Śrāvakī, les Vers des Muni, le Recueil des sens et les Sūtras, d'une voix mélodieuse et claire. Pūrṇa, les entendant, demanda : « Vous récitez bien. » Les marchands répondirent : « Chef marchand, ce ne sont pas des chants. » Pūrṇa demanda : « Quelles sont ces paroles ? » Les marchands répondirent : « Ce sont les paroles prononcées par le Bouddha. » (T24, p11b)

Ici, les Vers des Udāna (嗢拖南颂 = udāna) que les marchands récitaient jour et nuit sont des « paroles inspirées » en vers. Les Vers des moines seniors, les Vers des Śrāvakī, les Vers des Muni et le Recueil des sens relèvent, eux, de la catégorie des gāthās en vers. Le Saṃyuktāgama (Traduction séparée) rapporte également :

À cette époque, le vénérable Aniruddha, voyageant avec le Bouddha, arriva à la salle de Hariti, dans le pays de Magadha. Aniruddha se leva au milieu de la nuit, s'assit bien droit et récita les Vers du Dhammapada, les Vers du Pāṭhavāra et les Vers des grands sages, avant de réciter à voix haute leur sens, ainsi que les Sūtras. (T2, p480c)

Ce passage nous apprend qu'Aniruddha, l'un des dix grands disciples du Bouddha, se levait bien avant l'aube pour réciter les Vers du Dhammapada et d'autres textes. Les Vers du Dhammapada relèvent de la catégorie des udānas en vers, tandis que le Pāṭhavāra et les Vers des grands sages (= Vers des moines seniors) qu'il récitait appartiennent à la catégorie des gāthās en vers. On voit ainsi que les disciples du Bouddha — aussi bien les laïcs (les marchands) que la saṅgha ordonnée — avaient pour pratique matinale de réciter l'Udāna (= 嗢拖南 = udāna) et consorts, les Vers du Dhammapada venant en priorité. L'« udāna » (parole inspirée) désigne les vers que le Bienheureux prononçait spontanément, touché par un événement de la vie quotidienne ; les Vers du Dhammapada sont des vers que le Bienheureux improvisait en enseignant, et ils relèvent eux aussi de la catégorie « udāna ». L'Abhidharmamahāvibhāṣā précise :

Qu'est-ce que l'udāna ? Ce sont les passages où le Bienheureux du monde prononce spontanément des vers, en réponse à des événements heureux ou douloureux. Exemple lié à la joie : un jour, le Bouddha aperçut un roi des éléphants vivant en liberté dans la nature sauvage et prononça spontanément : « Le roi des éléphants demeure en pleine nature, laissant son esprit vaguer, libre de toute angoisse ; l'être sage, lui, habite un bosquet tranquille, ses aspirations apaisées et sereines. » Exemple lié à la tristesse : un jour, le Bouddha aperçut un couple de vieillards et prononça spontanément : « Dans la jeunesse, on ne cultive pas la vie sainte et l'on perd le trésor des saints ; à présent, comme deux vieilles grues, ils se partagent un unique étang desséché. » (T27, p660a)

Ces udānas furent transmis dès une époque très reculée. Le Saṃyuktāgama rapporte que le Bienheureux prononça les Vers des Udāna :

Un jour, le Bouddha séjournait au jardin des Āmra, près de la demeure du médecin Jīvaka, à Vaiśālī. Après avoir récité tous les Vers des Udāna, le Bienheureux du monde dit au vénérable Ānanda : « L'œil est impermanent, source de souffrance, sujet au changement et à l'altération. » (T2, p52b)

Que contenaient les Vers du Dhammapada compilés du temps du Bouddha, au moment de son parinirvāṇa ? À partir des passages communs que l'on retrouve dans les transmissions méridionale et septentrionale d'aujourd'hui, on peut en déduire que le texte allait du Yamakavagga (Chapitre des vers jumeaux) au Brāhmaṇavagga (Chapitre des brâhmanes), soit vingt-six chapitres en tout. Dès les dernières années du Bouddha, ce recueil était déjà récité à travers toute l'Inde — à l'image du large succès que connurent plus tard, en Chine, les Trois cents poèmes des Tang. Parmi les vers les plus connus du Dhammapada figure le vers « L'esprit est la source du Dharma », tiré du Yamakavagga :

L'esprit est la source du Dharma, l'esprit est suprême, l'esprit commande l'esprit. Si l'esprit se tourne vers le mal, on parle et agit en conséquence ; La souffrance vous suit, comme la roue du chariot écrase l'ornière. L'esprit est la source du Dharma, l'esprit est suprême, l'esprit commande l'esprit. Si l'esprit se tourne vers le bien, on parle et agit en conséquence ; Le bonheur vous suit, comme l'ombre suit la forme. (T4, p562a)

Ainsi que le vers « S'abstenir de tout mal », tiré du Buddhavagga :

« S'abstenir de tout mal, cultiver tout le bien, purifier son propre esprit : tel est l'enseignement de tous les Bouddhas. » (T4, p567b)

Résumé : La version en 26 chapitres des Vers du Dhammapada — le recueil ancien 【A】 — fut compilée pour la première fois du vivant du Bouddha, et avait déjà pris sa forme initiale au moment de son parinirvāṇa.

III. Les compilations après le Parinirvāṇa du Bouddha

Lors du premier concile, qui se tint l’année même du Parinirvāṇa du Bouddha, le Sūtra Piṭaka fut d’abord compilé, puis le Vinaya Piṭaka. Lors de la compilation du Sūtra Piṭaka, les cinq cents arhats réunis en assemblée se consacrèrent à la compilation des quatre Āgamas. Les textes plus courts tels que les Verses of the Dhammapada (Stances du Dhammapada) et les Verses of the Senior Monks (Stances des moines anciens) ne furent pas inclus dans la compilation de ce concile, car ces stances étaient déjà largement récitées et connues de tous à travers l’Inde. À cette époque, la version en vingt-six chapitres des Verses of the Dhammapada, récitée dans diverses régions de l’Inde, comptait environ quatre cents stances, voire davantage.

Lors du deuxième concile, qui se tint cent ans après le Parinirvāṇa du Bouddha, le Vinaya Piṭaka fut d’abord compilé, puis le Sūtra Piṭaka. Lors de la compilation du Sūtra Piṭaka, les quatre Āgamas furent légèrement ajustés, tandis que d’autre part les courtes stances et sūtras appartenant aux catégories udāna, gāthā et itivṛttaka, qui n’avaient pas été inclus lors du premier concile, furent rassemblés dans le Saṃyutta Piṭaka (Collection des textes associés), également nommé Khuddaka Nikāya (Collection mineure), ce qui portait le total à cinq piṭakas, soit cinq Āgamas. Le contenu de ce Khuddaka Nikāya, compilé à cette occasion, était le suivant :

(1) De la catégorie des gāthā, le Sīlappadāna, les Muni Verses (Stances du Sage), l’Atthakavagga et le Pārāyaṇa furent intégrés au Suttanipāta du Khuddaka Nikāya. Le Theragāthā et le Therīgāthā, issus de cette même catégorie, furent quant à eux placés dans les sections du même nom au sein du recueil.

(2) De la catégorie des udāna, l’Udāna fut intégré à la section du même nom du Khuddaka Nikāya. Les Verses of the Dhammapada relevant de cette catégorie furent quant à eux intégrés à la section Dhammapada du même recueil.

(3) De la catégorie des itivṛttaka, l’Ekottara-nidāna-sūtra (également appelé Itivuttaka) fut intégré à la section du même nom du Khuddaka Nikāya.

Ce n’est donc qu’au deuxième concile que les Verses of the Dhammapada furent formellement intégrés à la compilation du concile. Après le deuxième concile, les participants transmirent les enseignements, donnant naissance à la lignée Sthavira (des Anciens). Les courants qui n’avaient pas pris part au deuxième concile (les lignées Sarvāstivāda, Mahāsāṃghika et Vātsīputrīya) conservèrent quant à eux largement le statu quo. À l’époque du troisième concile convoqué par Aśoka (environ deux cent trente-quatre ans après le Parinirvāṇa du Bouddha), la lignée Sthavira avait fait passer le Khuddaka Nikāya à quatorze divisions : (1) Dhammapada, (2) Apadāna, (3) Udāna, (4) Itivuttaka, (5) Suttanipāta (qui regroupe le Sīlappadāna, les Muni Verses, l’Atthakavagga, le Pārāyaṇa, etc.), (6) Vimānavatthu, (7) Petavatthu, (8) Theragāthā, (9) Therīgāthā, (10) Jātaka, (11) Niddesa, (12) Paṭisambhidāmagga, (13) Buddhavaṃsa, (14) Cariyāpiṭaka. La version méridionale du Khuddaka Nikāya, telle que nous la connaissons aujourd’hui, ajoute un Khuddakapāṭha avant le Dhammapada, ce qui porte le total à quinze divisions. Le Dhammapada évoqué ici correspond à la version en vingt-six chapitres, soit la collection primitive 【A】. Ces vingt-six chapitres sont les suivants :

A1 Yamakavagga (Stances jumelles), A2 Appamādavagga (Vigilance), A3 Cittavagga (L’Esprit), A4 Pupphavagga (Fleurs), A5 Bālavagga (Les Insensés), A6 Paṇḍitavagga (Les Sages), A7 Arahantavagga (Les Arahants), A8 Sahassavagga (Milliers), A9 Pāpavagga (Le Mal), A10 Daṇḍavagga (La Violence), A11 Jarāvagga (La Vieillesse), A12 Attavagga (Le Soi), A13 Lokavagga (Le Monde), A14 Buddhavagga (Le Bouddha), A15 Sukhavagga (Le Bonheur), A16 Piyavagga (L’Affection), A17 Kodhavagga (La Colère), A18 Malavagga (Les Impuretés), A19 Dhammaṭṭhavagga (Les Justes), A20 Maggavagga (La Voie), A21 Pakiṇṇakavagga (Divers), A22 Nirayavagga (L’Enfer), A23 Nāgavagga (Les Éléphants), A24 Taṇhāvagga (La Soif), A25 Bhikkhuvagga (Les Bhikkhus), A26 Brāhmaṇavagga (Les Brāhmaṇas).

Résumé : Au moment du troisième concile (vers 251 av. J.-C.), les Versets du Dhammapada en Inde n'avaient connu aucune modification de contenu ; du Yamakavagga au Brāhmaṇavagga, il s'agissait toujours de la version en vingt-six chapitres — la collection ancienne 【A】.

Après le parinirvāṇa du Bouddha, le Dhammapada continua d'être récité en Inde. Vers 50 de notre ère, le Vénérable Dharmatrāta, de l'école Sarvāstivāda, compila un nouveau Dhammapada dans le nord de l'Inde, s'étendant de l'Anicca-vagga (Impermanence) au Brāhmaṇa-vagga (Brāhmaṇas), soit trente-trois chapitres en tout. L'Abhidharmamahāvibhāṣā rapporte :

Après le parinirvāṇa du Bouddha, le Grand Vénérable Dharmatrāta, se fondant sur ce qu'il avait entendu de transmission en transmission, composa en séquence et établit les titres des chapitres : il rassembla les versets sur l'impermanence pour former l'Anicca-vagga, et ainsi de suite jusqu'aux versets sur les Brāhmaṇas, qui formèrent le Brāhmaṇa-vagga. (T27, p1b)

La version compilée par Dharmatrāta est la version en trente-trois chapitres des Versets du Dhammapada — la collection intermédiaire 【B】. Pourtant, les versets réunis par Dharmatrāta relevaient désormais de la catégorie des « gāthā » et n'étaient plus cantonnés aux « udāna » spontanés de la période antérieure. Les trente-trois chapitres de la collection intermédiaire 【B】 sont :

B1 Saṅkhāra-vagga (Choses conditionnées), B2 Kāma-vagga (Penchant sensuel), B3 Lobha-vagga (Avidité) (A24 Taṇhāvagga), B4 Pamāda-vagga (Négligence) (A2 Appamādavagga), B5 Priya-vagga (Joie) (A16 Piyavagga), B6 Sīla-vagga (Morale), B7 Sucarita-vagga (Bonne conduite), B8 Vācā-vagga (Parole), B9 Karma-vagga (Action), B10 Śraddhā-vagga (Foi), B11 Śramaṇa-vagga (Ascètes) (A22 Nirayavagga), B12 Mārga-vagga (La Voie) (A20 Maggavagga), B13 Lābha-vagga (Gain), B14 Droha-vagga (Inimitié), B15 Smṛti-vagga (Attention), B16 Śuddhi-vagga (Pureté), B17 Toya-vagga (Similitude de l'eau), B18 Puṣpa-vagga (Similitude de la fleur) (A4 Pupphavagga), B19 Aśva-vagga (Similitude du cheval) (A23 Nāgavagga), B20 Kroḍha-vagga (Colère) (A17 Kodhavagga), B21 Tathāgata-vagga (Tathāgata), B22 Bahuśruta-vagga (Érudit), B23 Ātma-vagga (Soi) (A12 Attavagga), B24 Prabhāva-vagga (Discours étendu) (A8 Sahassavagga), B25 Mitta-vagga (Bon ami), B26 Pari-nirvāṇa-vagga (Quiétude complète), B27 Pratyavekṣaṇā-vagga (Observation) (A14 Buddhavagga), B28 Pāpa-vagga (Obstructions) (A9 Pāpavagga, A10 Daṇḍavagga), B29 Saṃvṛti-vagga (Correspondance) (A1 Yamakavagga, A7 Arahantavagga), B30 Śānti-vagga (Paix) (A15 Sukhavagga), B31 Cakra-vagga (Garde de l'esprit) (A3 Cittavagga), B32 Bhikṣu-vagga (Bhikkhus) (A19 Dhammaṭṭhavagga, A25 Bhikkhuvagga), B33 Brāhmaṇa-vagga (Brāhmaṇas) (A26 Brāhmaṇavagga).

Si l'on compare le contenu des versets de la collection ancienne 【A】 et de la collection intermédiaire 【B】, de nombreux chapitres de cette version en trente-trois chapitres correspondent à des chapitres de la version antérieure en vingt-six chapitres — par exemple B3 Lobha-vagga (A24 Taṇhāvagga), ce qui montre que B3 Lobha-vagga correspond à A24 Taṇhāvagga. On observe des correspondances nettes en A1–4, A7–10, A12, A14–17, A19–20 et A22–26, tandis que les anciens A5 Bālavagga, A6 Paṇḍitavagga, A11 Jarāvagga, A13 Lokavagga, A18 Malavagga et A21 Pakinnakavagga furent dispersés dans d'autres chapitres. Au sein de cette version en trente-trois chapitres, les chapitres nouvellement composés par Dharmatrāta sont B1, B6, B8, B10, B15, B26, et ainsi de suite ; les nouveaux versets de B8 furent principalement extraits du Suttanipāta.

Résumé : Vers 50 de notre ère, le Dhammapada en Inde existait sous deux formes : la version en vingt-six chapitres — la collection ancienne 【A】 — et la version en trente-trois chapitres des Versets du Dhammapada — la collection intermédiaire 【B】 — compilée par Dharmatrāta.

Vers 200 de notre ère, un Dhammapada hybride apparut en Inde, allant de l'Anicca-vagga au Brāhmaṇa-vagga, avec trente-neuf chapitres au total. Il était toujours attribué à Dharmatrāta comme compilateur. Cette version en 39 chapitres des Versets du Dhammapada — la collection tardive 【C】 — s'est principalement constituée en ajoutant treize chapitres aux 26 chapitres de la collection ancienne 【A】, et ses versets relevaient eux aussi de la catégorie des « gāthā ». Les trente-neuf chapitres de la collection tardive 【C】 sont :

C1 Chapitre de l'Impermanence (B1), C2 Chapitre de l'Enseignement, C3 Chapitre de l'Érudition, C4 Chapitre de la Foi (B10), C5 Chapitre de la Vigilance (B6), C6 Chapitre de l'Attention (B15), C7 Chapitre de la Bienveillance, C8 Chapitre de la Parole (B8), C9 Chapitre des Paires (A1), C10 Chapitre de l'Imprudence (A2), C11 Chapitre de l'Esprit (A3), C12 Chapitre des Fleurs (A4), C13 Chapitre des Fous (A5), C14 Chapitre des Sages (A6), C15 Chapitre des Arhats (A7), C16 Chapitre des Milliers (A8), C17 Chapitre des Méfaits (A9), C18 Chapitre du Châtiment (A10), C19 Chapitre de la Vieillesse (A11), C20 Chapitre du Soi (A12), C21 Chapitre du Monde (A13), C22 Chapitre du Bouddha (A14), C23 Chapitre du Bonheur (A15), C24 Chapitre de l'Affection (A16), C25 Chapitre de la Colère (A17), C26 Chapitre des Impuretés (A18), C27 Chapitre des Justes (A19), C28 Chapitre du Chemin (A20), C29 Chapitre des Obstacles (A21), C30 Chapitre de l'Enfer (A22), C31 Chapitre de l'Éléphant (A23), C32 Chapitre du Désir (A24), C33 Chapitre des Gains (B13), C34 Chapitre de l'Ascète (A25), C35 Chapitre du Brahmane (A26), C36 Chapitre du Nirvāṇa (B26), C37 Chapitre de la Renaissance, C38 Chapitre des Bienfaits du Chemin, et C39 Chapitre Auspicieux.

« C1 Chapitre de l'Impermanence (B1) » signifie que ce chapitre correspond au B1 (Chapitre des Choses conditionnées) de la recension moyenne, et ainsi de suite pour le reste. Sur ces trente-neuf chapitres, vingt-six se rattachent directement à la recension ancienne 【A】 : C9–32 et C34–35. Sept correspondent à la recension moyenne 【B】 : C1, C4–6, C8, C33 et C36. Les six restants — C2, C3, C7 et C37–39 — furent ajoutés plus tard et relèvent du verset autonome (gāthā). Parmi ceux-ci, les nouveaux versets du C39 sont principalement tirés du Sutta Nipāta. Bref, la version tardive en trente-neuf chapitres 【C】 est un composite assemblé à partir de trois sources.

Résumé : Vers 200 de notre ère, dans le nord de l'Inde, le Dharmapada circulait dans une version en vingt-six chapitres = recension ancienne 【A】, aux côtés des Versets du Dharmapada en trente-trois chapitres compilés par Dharmatrāta = recension moyenne 【B】, et des Versets du Dharmapada en trente-neuf chapitres également attribués à Dharmatrāta = recension tardive 【C】.

IV. La transmission méridionale du Dharmapada

Après le Troisième Concile d'Aśoka, vers 250 avant notre ère, Mahinda et d'autres emportèrent les cinq collections (ou cinq Āgamas) vers le sud, à Sri Lanka et dans les régions voisines, ainsi que les Versets du Dhammapada issus du Khuddaka Nikāya. Vers 80 avant notre ère, les écritures furent mises par écrit à Sri Lanka. Le Dhammapada méridional parvenu jusqu'à nous — le texte en pāli de la tradition Tāmraśāṭīya (Theravāda) — va du Yamaka Vagga au Brāhmaṇa Vagga, totalisant vingt-six chapitres et 423 versets. Il y figure en deuxième position au sein du Khuddaka Nikāya du canon méridional.

Vers 430 de notre ère, Buddhaghosa se rendit à Sri Lanka et composa le Commentaire du Dharmapada (Dhammapada-aṭṭhakathā) en vingt-six chapitres, comportant 305 avadānas et nidānas — récits illustratifs et récits d'origine — pour les versets du Dharmapada.

Résumé : Vers 430 de notre ère, la transmission méridionale possédait le Dharmapada en vingt-six chapitres = recension ancienne 【A】, accompagné de ses avadānas/nidānas correspondants = le Commentaire du Dharmapada.

V. La transmission nordique du Dharmapada

(1) Vers 224 apr. J.-C., Zhi Qian se procure un premier texte de 500 vers rapporté par Vīra (T4, p. 566c), composé de 26 chapitres et de 498 vers : c’est la récension ancienne 【A】 du Dharmapada. Vers 225 apr. J.-C., Vīra, Zhu Jiangyan et d’autres traduisent cette première version en chinois.

(2) Par la suite, Zhu Jiangyan apporte treize chapitres supplémentaires, ce qui porte le total à 39 chapitres et 752 vers (selon le mode de comptage retenu, ce total est évalué à 757, 758 ou 759). Il s’agit des Vers du Dharmapada en 39 chapitres = récension tardive 【C】. Vers 225 apr. J.-C., Vīra, Zhu Jiangyan et d’autres traduisent ce texte, couvrant du Chapitre de l’Impermanence au Chapitre Auspicieux, soit 39 chapitres au total : ce travail donne une version mixte du Dharmapada.

(3) Entre 290 et 306 apr. J.-C., Faju et Fali traduisent conjointement le Sūtra des Avadānas du Dharmapada (également appelé Sūtra du Début et de la Fin du Dharmapada ou Sūtra des Dharmāvadānas), couvrant du Chapitre de l’Impermanence au Chapitre Auspicieux, soit 39 chapitres au total. C’est également une version mixte du Dharmapada, qui comprend soixante-quinze avadānas/nidānas correspondant aux vers.

(4) En 383 apr. J.-C., Zhu Fonian traduit le recueil de Dharmatrāta intitulé Chuyao Jing (aussi appelé Registre du Dharmapada), qui compte entre 825 et 862 vers répartis en 33 chapitres, du Chapitre de l’Impermanence jusqu’au Chapitre des Brahmanes. Il s’agit des Vers du Dharmapada en 33 chapitres = récension moyenne 【B】. Cette version comprend à la fois des avadānas/nidānas associés aux vers et de brèves annotations.

(5) Entre 990 et 1000 apr. J.-C., Devaśāntika traduit le recueil de Dharmatrāta intitulé Recueil des vers essentiels (aussi appelé Vers de louange à tous les bouddhas), qui rassemble environ 928 vers répartis en 33 chapitres, du Chapitre des choses conditionnées jusqu’au Chapitre des Brahmanes. Il s’agit à nouveau des Vers du Dharmapada en 33 chapitres = récension moyenne 【B】.

Résumé

Déjà en 383 apr. J.-C., le monde sinophone comptait les textes suivants :

【A】 Le Dharmapada en 26 chapitres = récension ancienne ; ses avadānas/nidānas se trouvent dans le Sūtra des Avadānas du Dharmapada.

【B】 Les Vers du Dharmapada en 33 chapitres = récension moyenne du Dharmapada, compilée par Dharmatrāta ; ses avadānas/nidānas = le Chuyao Jing.

【C】 Les Vers du Dharmapada en 39 chapitres = récension tardive du Dharmapada, toujours attribuée à Dharmatrāta ; ses avadānas/nidānas = le Sūtra des Avadānas du Dharmapada.

Quant à la transmission nordique parvenue jusqu’au Tibet : vers 750 apr. J.-C., les Vers du Dharmapada en 33 chapitres = récension moyenne 【B】, compilée par Dharmatrāta, ont été traduits en tibétain, accompagnés de leurs avadānas/nidānas = le Commentaire du Dharmapada (de Prajñāvarman).

VI. L'évolution des avadānas et des nidānas

Quatre à cinq cents ans après le décès du Bouddha, les frontières entre les douze divisions des Écritures étaient devenues indistinctes. Les différences entre les geya (strophes responsives), les gāthā (strophes indépendantes) et les udāna (paroles inspirées) n'étaient plus nettement marquées, et les distinctions entre avadāna (récit illustratif), nidāna (récit d'origine), itivṛttaka (récits du passé) et jātaka (récit de naissance) s'étaient pareillement estompées. Selon la Mahāvibhāṣā (T27, p660a) : un nidāna est la cause ou le contexte d'un sūtra donné, ou de la promulgation d'une règle de discipline. Un avadāna est une parabole développée prononcée par le Bienheureux, comme le Sūtra des Actes antérieurs du roi Long-Life. Un jātaka couvre les vies antérieures du Bouddha — en tant qu'ours, cerf, et ainsi de suite — ainsi que les événements passés liés à Devadatta. Un itivṛttaka concerne les grands rois et les Bouddhas du passé — des choses vues et entendues jadis.

Ces catégories étant devenues si floues, quatre à cinq siècles après le parinirvāṇa du Bouddha, il n'existait plus de consensus sur la manière de lire les avadānas et les nidānas du Dharmapada. Différents compilateurs firent des choix différents, et la variation s'ensuivit. Prenons l'exemple des deux strophes sur « l'esprit comme source de tous les dharmas » du Chapitre des Paires (Yamaka Vagga) — on en compte quatre récits distincts :

(1) La version du Dharmapada Avadāna Sūtra septentrional (trente-neuf chapitres, traduit de 290 à 306 apr. J.-C.) :

Un jour, durant le troisième mois, le Bouddha dit à Ānanda : « Instruis les bhikṣus : demain, lorsque le roi nous invitera, chacun devra manifester une transformation miraculeuse, afin que le roi et son peuple se réjouissent. » Chacun accomplit des prodiges, et tous se rendirent dans ce royaume, où ils prirent place dans l'ordre approprié. Le repas terminé et les mains lavées, le Bouddha enseigna le Dharma au roi.

Le roi dit : « Je n'étais qu'un humble homme, sans aucun mérite à mon actif. Comment ai-je pu mériter cela ? »

Le Bouddha répondit : Jadis, le roi Prasenajit offrit de la nourriture au Bouddha à un carrefour, et ce faisant il pensa : « Le Bouddha est comme un roi, ses disciples comme des ministres. » Ce roi sema cette graine et en récolte aujourd'hui le fruit. Un autre homme avait dit : « Le Bouddha est comme un bœuf, ses disciples comme une charrette. » Cet homme sema la graine d'un écrasement sous des roues de charrette, et maintenant, dans l'enfer du mont Tai, il est écrasé par une charrette de feu — récoltant ainsi son propre fruit. Mais cela ne procédait pas de la bravoure du roi. La bonne fortune suit les bonnes actions ; le désastre poursuit les mauvaises. Chacun s'attire ces conséquences — nul dragon, dieu ou esprit ne peut les conférer. Puis le Vénéré du Monde prononça ces strophes :

(a) L'esprit est la source de tous les dharmas, l'esprit est suprême, l'esprit dirige tout. Quand l'esprit nourrit le mal, on parle et on agit en conséquence — la souffrance suit de près, comme une roue creusant son ornière.

(b) L'esprit est la source de tous les dharmas, l'esprit est suprême, l'esprit dirige tout. Quand l'esprit nourrit le bien, on parle et on agit en conséquence — la joie et le bien-être suivent de près, comme une ombre suivant la forme.

(2) La version du Chuyao Jing septentrional (trente-trois chapitres, traduit en 383 apr. J.-C.) :

En ce temps-là, le Vénéré du Monde dit aux bhikṣus : Désormais, récitez d'abord la strophe du repas, et seulement ensuite mangez. Dans la ville de Śrāvastī, deux mendiants vinrent à la saṅgha demander l'aumône. Il se trouva que l'assemblée n'avait pas encore récité la strophe du repas. L'un des mendiants, rongé par la jalousie, forma une pensée malveillante : « Si jamais j'accède au pouvoir et deviens roi, j'utiliserai des roues de charrette pour écraser la tête de chacun de ces ascètes, jusqu'au dernier ! » Après la récitation de la strophe, ce mendiant reçut une aumône généreuse de sa tournée. Il se rendit au bord de la route, mangea à sa faim et s'endormit. Des centaines de charrettes dévalèrent la route en grondant et lui broyèrent la tête. Il mourut et tomba en enfer, souffrant au-delà de toute mesure.

Le second mendiant, quant à lui, se dit en lui-même : « Si je parviens un jour à acquérir des richesses et à devenir roi, je subviendrai aux besoins de toute cette assemblée, afin que personne ne manque jamais de rien. » Sa quête terminée, il s’allongea sous un arbre et s’endormit, l’esprit calme et serein, libre de toute pensée troublée. Or, à cette époque, ce pays avait perdu son roi et n’avait pas d’héritier au trône. […] Des émissaires partis en quête aperçurent un homme endormi sous un arbre : le soleil avait poursuivi sa course, mais l’ombre de l’arbre ne bougeait pas, demeurant comme un baldaquin au-dessus de lui. L’émissaire s’approcha et fut émerveillé : qui pourrait être plus extraordinaire ? Voilà bien celui qui était destiné à monter sur le trône. Ils le réveillèrent, le hissèrent dans un palanquin et, avec un grand cortège, l’emmenèrent au palais royal. Le peuple cria « Vive le roi ! » et la paix régna dans le pays. Voyant la portée de ces deux événements, l’Honoré du Monde prononça ces vers :

(a) L’esprit est la source de tous les dharmas, l’esprit est suprême, l’esprit dirige tout. Quand l’esprit abrite le mal, on parle et agit en conséquence — la souffrance suit de près, comme une roue qui creuse son sillon.

(b) L’esprit est la source de tous les dharmas, l’esprit est suprême, l’esprit dirige tout. Quand l’esprit abrite le bien, on parle et agit en conséquence — bénédictions et bonne fortune suivent de près, comme une ombre qui suit la forme.

(3) Version provenant de l’Ekottara Āgama du nord (traduit de 384 à 397 de notre ère) (T2, p827b) :

Le Bouddha dit au roi Prasenajit : « La faculté de l’esprit est celle qui pèse le plus ; les deux autres sont plus légères. » Puis l’Honoré du Monde prononça ces vers :

(a) L’esprit est la source de tous les dharmas, l’esprit est suprême, l’esprit dirige tout. Quand l’esprit conçoit le mal, on agit aussitôt en ce sens — et l’on en subit les conséquences, comme une roue qui creuse son sillon.

(b) L’esprit est la source de tous les dharmas, l’esprit est suprême, l’esprit dirige tout. Quand l’esprit conçoit le bien, on agit aussitôt en ce sens — et l’on en reçoit sa bonne récompense, comme une ombre qui suit la forme.

(4) Version provenant du Commentaire du Dharmapada du sud (en vingt-six chapitres, composé par Buddhaghosa vers 430 de notre ère) :

Le Bienheureux aborda le cas d’un vieillard aveugle qui, en marchant, avait écrasé des insectes, expliquant que, l’acte étant involontaire, cela ne comptait pas comme une transgression des préceptes. Il ajouta que la maturation karmique de la cécité du vieillard remontait à une vie antérieure, où il avait été médecin et avait délibérément rendu une femme aveugle. À cette occasion, le Bienheureux prononça ce vers :

(a) Tous les phénomènes sont précédés par l’esprit, régis par l’esprit, créés par l’esprit. Si l’on parle ou agit avec un esprit corrompu — la souffrance suit, comme une roue suit le sabot du bœuf.

Un certain brahmane, sur son lit de mort, vit le Bienheureux. La foi et la dévotion surgirent en lui, et il mourut — pour renaître parmi les dieux Tāvatiṃsa. Au sujet de cet événement, le Bienheureux prononça ce vers :

(b) Tous les phénomènes sont précédés par l’esprit, régis par l’esprit, créés par l’esprit. Si l’on parle ou agit avec un esprit pur — le bonheur suit, comme une ombre qui ne quitte jamais la forme.

À partir des avadānas et nidānas accompagnant ces deux vers sur « l’esprit comme source de tous les dharmas », on constate des divergences importantes entre les quatre versions : (1) Le Chuyao Jing et (2) le Dharmapada Avadāna Sūtra rattachent tous deux les deux vers à un événement unique aux circonstances légèrement différentes, en les interprétant à travers les états mentaux contrastés et les destins de deux individus. (3) L’Ekottara Āgama du nord présente un événement unique, puis ajoute directement les vers en guise d’enseignement conclusif. (4) Le Commentaire du Dharmapada du sud s’appuie sur deux événements sans rapport, interprétant là encore les deux vers à travers les circonstances différentes de deux personnes, et pour la première personne ajoute un itivṛttaka — soit un récit de vie antérieure. À partir de ce seul exemple, on voit clairement que les avadānas et nidānas du Dharmapada ont été assemblés par les générations postérieures, à partir de matériaux pertinents tirés des sūtras et du vinaya. Les différents compilateurs ayant fait des choix variés, les résultats divergent considérablement.

VII. Conclusion

Ce qui précède esquisse la grande trajectoire de la transmission et de la transformation du Dharmapada. Par ordre chronologique, voici les versions de ce texte ainsi que les avadānas/nidānas qui leur sont associés, et qui ont circulé au-delà du sous-continent indien — en guise de conclusion :

(1) Dharmapada méridional, vingt-six chapitres :* 423 versets ; transmis à Sri Lanka vers 250 av. J.-C. ; on en trouve plusieurs traductions chinoises.

(2) Dharmapada septentrional, vingt-six chapitres :* 490 versets ; la première version, traduite vers 225 apr. J.-C. par Vīra, Zhu Jiangyan et d'autres.

(3) Dharmapada septentrional, trente-neuf chapitres :* 758 versets ; une version mixte, traduite vers 225 apr. J.-C. par Vīra, Zhu Jiangyan et d'autres.

(4) Sūtra des Avadāna du Dharmapada septentrional, trente-neuf chapitres :* une version mixte, traduite en commun par Faju et Fali entre 290 et 306 apr. J.-C., contenant 75 avadānas/nidānas pour les versets.

(5) Chuyao Jing septentrional, trente-trois chapitres :* compilé par Dharmatrāta (vers 50 apr. J.-C.), traduit en chinois par Zhu Fonian en 383 apr. J.-C. ; il comprend des avadānas/nidānas pour les versets ainsi que de brèves annotations.

(6) Commentaire du Dharmapada méridional, vingt-six chapitres :* annoté par Buddhaghosa vers 430 apr. J.-C. ; il contient un total de 305 avadānas/nidānas pour les versets.

(7) Dharmapada tibétain, trente-trois chapitres, et Commentaire du Dharmapada, trente-trois chapitres :* traduits en tibétain vers 750 apr. J.-C. ; ce dernier contient des avadānas/nidānas pour les versets.

(8) Recueil de versets essentiels septentrional, trente-trois chapitres :* environ 928 versets ; compilé par Dharmatrāta, puis traduit par Devaśāntika entre 990 et 1000 apr. J.-C.

(Adapté de : « Brève enquête sur la formation et l'évolution du Dharmapada », publié dans Faguang Magazine n° 174, en 2004)